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La césarienne et l'ostéopathie : définition et traitements

Le 15 décembre 2020
La césarienne et l'ostéopathie : définition et traitements
La fréquence des césariennes a largement augmenté au cours de ces vingt dernières années. Cette augmentation est principalement due à une augmentation de l’âge des femmes enceintes entrainant plus de complications au cours de la grossesse.

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Définition d'une césarienne : 

Du latin caesar, enfant tiré du sein de sa mère par incision, de caedere, couper.

"Opération chirurgicale qui consiste à extraire le fœtus par incision de la paroi abdominale et de l'utérus, quand l'accouchement est impossible par les voies naturelles" LAROUSSE.

Dans le livre de Samama (1983) il dit "Les risques maternels sont minimes et les indications sont essentiellement fœtales et ont pour but une diminution de la mortalité et de la morbidité ». 

Les raisons peuvent être : 

- Maternelles : Hypertension artérielle, forme grave de diabète ou néphropathies sévères. Certaines infections de la mère peuvent également contaminer le bébé au moment de la naissance.
- Bébé trop gros ou présentation anormale, cordon ombilical autour du cou, souffrance fœtale (repérée par monitoring en salle d’accouchement). La césarienne permet d’extraire un enfant « en bon état» avant que n’apparaissent des lésions cérébrales définitives.
- Les femmes présentant un bassin trop étroit ou une tumeur, un kyste ou un placenta praevia.

En dehors de ces indications purement médicale, on parlera alors de césarienne de convenance.

Qu’elle soit programmée pour des raisons de santé chez la maman ou qu’elle soit décidée en cours d’accouchement, la césarienne, comme tous les accouchements, sera plus ou moins bien vécue. C’est généralement une nécessité médicale et la vie du bébé ou la vôtre peut en dépendre. 

De plus en plus de césariennes de confort se font, mais pourquoi ? 

Les femmes d’aujourd’hui sont de moins en moins enceintes, ont de plus en plus d’exigences, sont à l’affut de la moindre petite erreur. Les raisons exprimées par les femmes peuvent varier et ne sont pas toujours claires. Parfois les femmes craignent la déformation de leur corps lors des toutes dernières semaines de grossesse ou les souffrances de l’accouchement par voie basse ainsi que les risques de souffrances fœtales. La plupart du temps, il s’agit également de craintes liées aux possibilités de séquelles, des lésions périnéales entraînant une incontinence urinaire, voire anale ou des troubles sexuels. Les femmes font donc le choix de laisser leur corps aux médecins pour échapper à la douleur. 

Bon… Il y a quand même un petit désagrément à la césarienne : 

Lors de la césarienne, l’obstétricien doit inciser plusieurs couches de tissus avant d’atteindre l’utérus : la peau, le fascia, écarter les muscles grands droits pour enfin pouvoir inciser la poche utérine et extirper le bébé. Le sang a tendance à coller comme de la glu les différentes couches incisées, imaginez un mille feuille. Cette glu va perturber le glissement des différentes couches du mille feuille et va participer à l’inconfort ressenti au niveau de la vessie, comme un effet de pesanteur ou une gêne au moment d’uriner. Et ceci n’a pas lieu d’être ! 

Le traitement ostéopathique 

Par des techniques directes sur la cicatrice, l’ostéopathe pourra redonner du glissement entre les différentes couches du "mille feuille" et ainsi redonner la mobilité des différents tissus collés, en l’occurence la peau, donc la cicatrice elle même, et tout ce qui se trouve aux alentours de la cicatrice comme la vessie, l’utérus. 

Si vous avez des hémorroïdes qui persistent, l’ostéopathe libèrera les ligaments utéro-sacrés tendus qui compriment le rectum.

Ces manoeuvres seront aussi une bonne préparation à une future grossesse. Si la césarienne a été nécessaire car votre col ne s’ouvrait pas, cette libération vous évitera peut être une seconde césarienne :).