Le fonctionnement de nos pieds lors de la marche, le secret de la bipédie !

Introduction

Pour continuer notre exploration des activités de plein air, aujourd’hui, nous allons nous intéresser à notre appareil locomoteur, et plus particulièrement à nos pieds.

Anatomie du pied

Le pied est composé de trois segments, allant de l’arrière vers l’avant : le tarse, le métatarse, et les phalanges.

Le tarse se divise en deux parties : le tarse antérieur et le tarse postérieur :

  • Tarse postérieur : talus et calcanéum
  • Tarse antérieur : cuboïde, naviculaire, et trois os cunéiformes

En tout, chaque pied contient vingt-six os. En suivant l’ordre de l’avant vers l’arrière, nous trouvons : 14 phalanges (3 par orteil, sauf pour le gros orteil qui n’en a que 2), 5 métatarses, 3 cunéiformes, 1 naviculaire, 1 cuboïde, 1 talus, et 1 calcanéum.

Les muscles impliqués dans la marche

Différents muscles sont activement engagés lors de la marche :

  • Les fibulaires (court et long) situés sur la partie externe du pied. Le muscle long se termine au premier métatarsien, tandis que le muscle court est ancré à la base du cinquième métatarsien. Ils aident à la rotation externe (pronation) et à l’abduction, avec une légère extension de la cheville. Leur renforcement est fondamental pour prévenir les entorses externes et soutenir la partie externe de la cheville.
  • Le muscle tibial antérieur, situé à l’avant de la partie externe du tibia et se terminant sur le premier cunéiforme, permet la rotation interne du pied (ou supination) ainsi qu’une légère flexion dorsale de la cheville.
  • Le muscle tibial postérieur, se terminant sur le naviculaire, facilite l’extension de la cheville, la rotation interne et l’adduction du pied (inversion).

Il existe trois points d’appui à connaître : la tubérosité de votre calcanéum, la tête du premier métatarsien, et la tête du cinquième métatarsien.

Rôle principal : la bipédie

La bipédie se divise en deux composantes :

  • Statique : Les chevilles et les pieds doivent correctement transmettre la réaction du sol de manière harmonieuse et équilibrée. Les pieds aident à adapter la posture aux irrégularités du terrain.
  • Dynamique : Les pieds assurent la propulsion pendant la marche grâce aux têtes des métatarsiens, permettant un déroulement adéquat et fluide du pied lors de la marche. Un bon déroulement et la mobilité de chaque articulation sont cruciaux durant cette activité. En marchant, l’articulation tibio-tarsienne agit comme un levier inter-résistance.

La puissance est principalement générée par le triceps sural, l’appui provient des têtes métatarsiennes, et la résistance est apportée par le contact du tibia avec le corps du talus. Pour une bonne statique et dynamique au niveau du pied et de la cheville, il est essentiel d’assurer une force motrice adéquate.

Séance d’ostéopathie

Lors d’une séance, un patient pourrait dire : « Après avoir couru ce week-end, je me suis tordu la cheville, et ça fait mal depuis. »

L’ostéopathe procède à un examen orthopédique pour identifier la structure affectée dans l’ordre suivant :

  • Une anamnèse détaillée (Où ? Quand ? Comment ? Est-ce que la douleur est apparue progressivement ? Quels sont les facteurs qui soulagent ou aggravent la douleur ? Quel type de douleur ?…)
  • Inspection : évaluation des deux jambes, posture, démarche, et l’état de la peau (couleur des membres, présence d’oedème, chaleur).
  • Palpation des os et des tissus mous (ligaments, tendons, muscles).
  • Analyse de la mobilité : mouvements actifs et passifs.

Suite à ces évaluations, le praticien décidera de la possibilité de manipulations articulaires (thrust). Si certains tests s’avèrent positifs, il se concentrera sur le traitement tissulaire pour préserver la zone jusqu’à l’obtention d’une radio.

Par ailleurs, l’ostéopathe pourra proposer des conseils et des exercices pour renforcer la cheville.

Pathologies prises en charge par l’ostéopathe

Voici quelques exemples de pathologies que l’ostéopathe peut traiter :

  • Épine calcanéenne
  • Aponévrosite plantaire
  • Hallux valgus (surtout fréquent chez les femmes)
  • Périostite