Définition d’une césarienne :
Issu du latin caesar, signifiant enfant extrait du sein de sa mère par incision, et caedere, qui signifie couper.
Selon le dictionnaire LAROUSSE, « C’est une opération chirurgicale qui consiste à extraire le fœtus par incision de la paroi abdominale et de l’utérus, lorsque l’accouchement est impossible par voie naturelle. »
Dans l’ouvrage de Samama (1983), il est mentionné que « Les risques maternels sont minimes et les indications sont essentiellement fœtales, visant à réduire la mortalité et la morbidité. »
Causes de la césarienne :
- Maternelles : Hypertension artérielle, diabète sévère ou néphropathies graves. Certaines infections pendant la grossesse peuvent également contaminer le bébé à l’accouchement.
- Fœtales : Poids excessif du bébé, présentation anormale, cordon ombilical autour du cou, souffrance fœtale détectée par monitoring en salle d’accouchement. La césarienne permet d’extraire un enfant « en bon état » avant l’apparition éventuelle de lésions cérébrales.
- Conditions physiques : Bassin trop étroit, présence d’une tumeur, d’un kyste ou d’un placenta praevia.
En dehors des indications médicales, on peut également évoquer la césarienne de convenance.
Qu’elle soit planifiée pour des raisons de santé de la mère ou décidée lors de l’accouchement, la césarienne, comme tout type d’accouchement, sera vécue de manière variable. C’est généralement une nécessité médicale et peut avoir une incidence sur la vie du bébé comme sur celle de la mère.
Pourquoi une augmentation des césariennes de confort ?
Les femmes modernes sont moins nombreuses à tomber enceintes, elles ont des exigences croissantes et sont particulièrement attentives aux erreurs potentielles. Les raisons évoquées par les femmes sont variées et parfois obscures. Elles peuvent craindre la déformation de leur corps pendant les derniers mois de grossesse ou la douleur associée à l’accouchement naturel, ainsi que les risques liés à la souffrance fœtale. Souvent, ces craintes sont liées aux séquelles potentielles, notamment les lésions périnéales pouvant entraîner une incontinence urinaire ou anale, voire des troubles sexuels. De ce fait, certaines femmes choisissent de confier leur corps aux médecins afin d’éviter la douleur.
Les inconvénients de la césarienne :
Lors d’une césarienne, l’obstétricien doit inciser plusieurs couches de tissus pour atteindre l’utérus : la peau, le fascia, et écarter les muscles grands droits avant de parvenir à la poche utérine et d’extraire le bébé. Le sang a tendance à créer une adhérence entre ces différentes couches, un peu comme un mille-feuille. Cette adhésivité peut perturber le glissement entre les couches, entraînant un inconfort au niveau de la vessie, souvent ressenti comme une pesanteur ou une gêne lors de la miction.
Le traitement ostéopathique
Grâce à des techniques ciblées sur la cicatrice, l’ostéopathe peut favoriser le glissement des différentes couches de ce « mille-feuille » et ainsi rétablir la mobilité des tissus adhérents, y compris la peau et la cicatrice elle-même, ainsi que les organes voisins comme la vessie et l’utérus.
Si des hémorroïdes persistent, l’ostéopathe peut relâcher les ligaments utéro-sacrés tendus qui peuvent comprimer le rectum.
Ces interventions constituent également une bonne préparation pour une future grossesse. Si la césarienne s’est avérée nécessaire en raison d’un col qui ne s’ouvrait pas, ces libérations pourraient vous éviter d’avoir à subir une seconde césarienne.